| Maintenant que le dieu Soleil s'est hissé sur sa "butte de naissance", qu'il baigne dans le rougeoiement du ciel matinal et qu'il assume la forme du disque solaire, le rôle du scarabée Khépri s'achève. C'est désormais en son nom de Rê que le dieu Soleil traversera le ciel d'est en ouest, toute la journée durant. Il figurera alors sous les traits d'un homme à tête de faucon.
C'est d'ailleurs muni des ailes d'un faucon que le disque solaire apparaît, à proximité de la bouche de la déesse Nout. Cette imagerie semble faire écho à ce scarabée ailé figuré le long des jambes de la déesse du ciel. D'où l'idée que la course diurne du Soleil s'apparente à celle d'un faucon parcourant les étendues célestes : cet espace situé entre le Ciel et la Terre, cet espace que le dieu Chou emplit de vie : "Il est la Vie qui est en-dessous de Nout", précise l'un des Textes des Sarcophages en parlant de Chou (CT 80).
Lorsque le Soleil apparaît à proximité de la bouche de Nout, soit à l'entrée de la Douat, c'est que son cycle diurne est achevé, ou plutôt complété. Telle est la signification en effet que revêt le terme Atoum, associé au Soleil mourant. En lui attribuant l'appellation même du dieu créateur, les anciens Egyptiens ont souhaité souligner l'espoir de renouveau qu'il porte en lui. Car sa mort bientôt se transformerait en vie à nouveau, sitôt que le Soleil, en son nom de Rê, aura émergé des eaux du Noun et de la Douat qu'il pénètre chaque soir, tout comme il pénètre le corps de la déesse du Ciel, Nout.
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 Le dieu Soleil Rê apparaît généralement sous les traits d'un homme à tête de faucon. Il tient le sceptre ouas dans l'un de ses mains, signe de sa toute puissance, signe de la toute puissance de ses rayons qui, à présent, inondent le ciel et la terre.
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