La radioactivité aujourd'hui (7/7)
Appliqué aux électrons périphériques, le principe de Pauli stipule que deux électrons occupant la même orbitale, soit le même état d'énergie, doivent nécessairement avoir des nombres de spin différents - opposés, en l'occurrence. De même, deux nucléons de même nature ne peuvent occuper le même état de mouvement qu'à la condition que leurs spins soient anti-parallèles. Ce qui se traduit par la présence, au sein d'un même état de mouvement, d'au maximum quatre nucléons : d'un neutron dont le spin est dirigé vers le haut, d'un neutron dont le spin est dirigé vers le bas, d'un proton dont le spin est dirigé vers le haut ; enfin, d'un proton dont le spin est dirigé vers le bas. Les deux neutrons et les deux protons occupant le même état de mouvement sont donc liés entre eux par une interaction d'intensité bien plus importante que deux autres neutrons ou protons pris au hasard. En d'autres termes, leur énergie de liaison est maximale. Aussi le noyau d'hélium, constitué de deux neutrons et de deux protons, définit-il le tout premier pic de cette courbe matérialisant les variations de l'énergie de liaison par nucléon en fonction du nombre de masse A. De même les noyaux d'oxygène 16, de calcium 40 et de plomb 208 présentent-ils un pic en énergie de liaison par nucléon. Plus généralement, les nombres 2, 8, 20, 28, 50, 82 et 126 furent qualifiés de magiques. Tout noyau contenant ce nombre de protons ou de neutrons est susceptible de contenir une couche nucléonique complètement remplie. |