De la fission nucléaire à la réaction en chaîne divergente (3/4)
En dépit de la guerre, Frédéric Joliot souhaite poursuivre ses expériences sur la fission nucléaire. Au mois de février-mars 1940, les autorités militaires françaises lui apporteront l'aide nécessaire à rapatrier, en France, l'intégralité du stock norvégien d'eau lourde - ce mélange d'oxygène et de deutérium bien plus apte à ralentir les neutrons produits par la fission de l'uranium 235, indispensable donc à produire une réaction en chaîne divergente. Dans son laboratoire de l'université de Columbia puis de Chicago, Enrico Fermi choisira quant à lui le carbone pur, soit le graphite, comme modérateur. |