En route vers le nucléaire (8/10)
Ernest Rutherford avait en son temps proposé que chaque neutron soit constitué d'un proton et d'un électron très intimement liés. En d'autres termes, que le noyau de chaque atome comportât des protons et des électrons. Or, l'une et l'autre particules sont animées d'un mouvement de rotation sur elles-mêmes, d'un mouvement de spin leur conférant une nature magnétique. Dans le cas des électrons et des protons, ce nombre de spin ne peut prendre que deux valeurs : +(1/2).(h/2p) et -(1/2).(h/2p), où h désigne la constante de Planck. Un noyau d'azote a priori constitué de 14 protons et 7 neutrons, d'un nombre impair de particules donc, devait donc être caractérisé par un spin demi-entier. Cette valeur entrait toutefois en totale contradiction avec celle déduite de plusieurs expériences. Le modèle du noyau de l'atome devait donc être repensé. Ce à quoi s'employèrent Werner Heisenberg (1901 - 1976), Francis Perrin, D. Ivanenko et E. Gapon. |