Histoire de la radioactivité :
la radioactivité naturelle : un pas vers le nucléaire



En route vers le nucléaire (5/10)

La découverte de l'effet tunnel fut la source de nombreux développements expérimentaux - de la réalisation de la toute première désintégration nucléaire artificielle, notamment : celle du lithium en deux particules a sous l'effet d'un bombardement de protons, en l'occurrence.



La rencontre entre un proton et un noyau de lithium se traduit parfois par la désintégration de ce noyau en deux particules a de grande énergie.

Nous sommes en 1932, au Cavendish Laboratory de Cambridge que dirige désormais Ernest Rutherford. Cette expérience, menée par deux de ses collaborateurs, John Douglas Cockcroft (1897 - 1967) et Ernest Thomas Sinton Walton (1903 - ), apportait la preuve qu'une faible tension, de l'ordre de 400 kilovolts, suffisait à communiquer aux protons l'énergie nécessaire à traverser la barrière de potentiel d'un noyau léger, du noyau de l'atome de lithium en l'occurrence, pour le désintégrer en deux particules a. Nous sommes bien loin des millions de volts théoriquement nécessaires à suffisamment accélerer ces particules élémentaires !


A l'aide de ce dispositif expérimental, John Douglas Cockcroft et Ernest Thomas Sinton Walton purent
observer les produits de la toute première désintégration artificielle jamais réalisée : la désintégration
d'un noyau de lithium en deux noyaux d'hélium sous l'effet d'un bombardement de
protons préalablement accélérés dans un tube à vide.

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