En route vers le nucléaire (1/10)
Comme l'avait très justement pressenti Niels Bohr, et ce, dès 1913, les radioactivités a et b constituent bel et bien une propriété du noyau. Elles résultent plus particulièrement de son instabilité, soit d'un excès d'énergie interne. En libérant cet excès d'énergie sous la forme de particules a ou b, le système gagne en stabilité. L'énergie contenue dans le noyau résultant, le noyau de plomb 206 par exemple, est ainsi inférieure à celle contenue au sein du noyau initial - le noyau de polonium 210, en l'occurrence (Voir la famille radioactive de l'uranium). Pour autant, l'énergie du système final est égale à celle du système initial. Ce principe de conservation globale de la masse et de l'énergie se traduit par l'égalité suivante : masse du noyau de polonium = masse du noyau de plomb + énergie de recul du noyau de plomb + masse de la particule a libérée + énergie de recul de la particule a. |