L'orientation astronomique des pyramides d'Egypte


Une nouvelle hypothèse orientationnelle (1/4)

Dans ce qui précède, nous avons étudié séparément les possibles sources d'orientation des pyramides de Djoser, Khéops et Sahourê. Les résultats portés au sein du tableau récapitulatif plaident en faveur de l'hypothèse de Steven C. Haack selon laquelle l'observation répétée, sur plusieurs centaines d'années, de l'azimut de lever ou de coucher d'une seule et même étoile dans le ciel nocturne ou crépusculaire, aurait pu conduire aux écarts à l'orientation cardinale relevés sur les pyramides de Houni, Snéfrou, Khéops, Khéphren, Mykérinos et Neferirkarê. Dix étoiles sont plus particulièrement candidates : alpha Canis Minoris (coucher héliaque), gamma Corvi (lever héliaque), eta Tauri (coucher), delta Corvi (coucher héliaque), zeta Tauri (coucher héliaque), nu Ophiuchi (lever), alpha Trianguli (coucher héliaque), delta Crateris (lever héliaque), 41 Arietis (coucher héliaque) et lambda Pegasi (coucher héliaque).


Etoiles candidates à l'orientation des pyramides de Houni, Snéfrou, Khéops, Khéphren, Mykérinos et Neferirkarê.


Au vu du tableau ci-dessus, il apparaît que les étoiles alpha Canis Minoris et gamma Corvi sont non seulement candidates à l'orientation des pyramides de Houni, Snéfrou, Khéops, Khéphren, Mykérinos et Neferirkarê, mais également candidates à l'orientation des pyramides de Djoser, Djedefrê, Sahourê et Ounas. Les variations temporelles de leurs azimuts d'apparition et de disparition dans le ciel nocturne et crépusculaire rendent compte en effet des écarts à l'orientation cardinale relevés sur chacune des onze pyramides de notre échantillon. L'étoile alpha Canis Minoris étant sept fois plus brillante que gamma Corvi, elle doit naturellement être privilégiée.

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