Une tradition vivace (2/2)
Un petit lac souterrain s'était également formé au coeur d'une pyramide voisine, celle de Sésostris I, fils et successeur immédiat du roi Amenemhat I. Inondée, la chambre sépulcrale se trouvait dès lors munie d'une protection dont l'efficacité surpasserait tout autre système de fermeture classique - herses, blocs de pierre, ... - déjà en place. Par un mur d'eau horizontal s'achevait ainsi le couloir descendant, dont l'extrémité supérieure avait été creusée dans le pavement d'une petite chapelle d'offrandes, située sur la face septentrionale de l'édifice central.
Le massif de cette pyramide présente par ailleurs une structure toute particulière, parfaitement révélatrice des différentes techniques employées à sa construction. Il apparaît ainsi que de gros blocs de calcaire, du sable et du limon furent utilisés au remblaiement des espaces laissés vacants par l'agencement géométrique des quelques seize murs de soutènement - dispositif dont la cohésion fut efficacement assurée par l'ultime adjonction d'un parement de calcaire fin extrait des carrières de Tourah. |