Un recueil de pierres très fragmenté (3/3)
Des fragments épars
Au sentiment de splendeur architecturale jadis procuré par les ensembles pyramidaux de Djoser, Snéfrou, Khéops ou Khéphren, succéda donc, vers la fin de l'Ancien Empire, la sensation de magnificence artistique dégagée par les multiples inscriptions hiéroglyphiques soigneusement gravées sur les parois calcaires de quelques appartements funéraires. Autrefois destinés à assurer la vie éternelle à l'âme du pharaon défunt, ces textes ont aujourd'hui pour vocation essentielle de nous renseigner sur les croyances "religieuses" des anciens Egyptiens, sur leur propre perception du monde de l'au-delà, sur leur vision de la création du monde, ... Aussi constituent-ils un véritable recueil de pierre, dont les multiples fragments se trouveraient éparpillés sur les parois intérieures de plusieurs pyramides tardives, telles celles des pharaons Ounas (Vème dynastie), Téti, Pépi I, Merenrê, et Pepi II (VIème dynastie), ou bien encore Aba (VIIIème dynastie). |