Temples haut et bas étaient naturellement reliés par une chaussée montante couverte, que deux très nets changements d'axe faisaient apparaître courbée, sur près de mille mètres. Ses parois, surmontées d'une magnifique voûte étoilée qu'un étroit faisceau de lumière venait chaque jour ensoleiller, étaient ornées de magnifiques bas-reliefs immortalisant à tout jamais quelques-uns des multiples gestes de la vie quotidienne : l'apport d'offrandes, la chasse d'animaux sauvages, le minutieux travail des artistes et artisans, le transport par chalands, depuis la région d'Eléphantine, de long monolithes de granit destinés à la construction de la pyramide royale,...

Sur ce bas-relief de la chaussée d'Ounas figure le transport par chalands des colonnes de granit du temple funéraire, arrimées sur des traîneaux depuis la région d'Eléphantine.
Deux gigantesques fosses à barques revêtues de pierres appareillées furent symboliquement creusées dans le roc, parallèlement à la chaussée, à 150 mètres environ du temple mortuaire. Cet édifice cultuel malheureusement fort détruit présentait un plan relativement semblable à celui de Sahourê, bien qu'il comportât quelques notables modifications. L'emplacement des magasins de part et d'autre de la cour à piliers palmiformes pavée, non plus de basalte, mais d'albâtre ou de calcaire, tout comme la nouvelle disposition de divers autres éléments constituant la partie intime du temple, semblaient ainsi annoncer le plan d'ensemble qui serait ultérieurement adopté, sous les règnes de ses successeurs directs de la VIème dynastie.
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