Parce qu'elle domine ou contemple le village de Saqqarah, la pyramide de Djedkarê-Isési reçut une dénomination arabe particulière, "Haram es-Shawâf", qui souligne la surveillance ininterrompue qu'elle exerçât, des millénaires durant, sur ce site d'éternité. Pénétrer, depuis sa face Nord où apparaissent encore les fondations d'une petite chapelle d'offrandes, à l'intérieur de cette superstructure à présent ruinée, permet, comme à l'accoutumée, d'accéder directement à une chambre sépulcrale souterraine, fort endommagée elle aussi. Etaient enfouis dans le sol calcaire de cette salle, un sarcophage de basalte dont seuls quelques fragments subsistent à l'heure actuelle, ainsi que les vases canopes ayant probablement recueilli les entrailles du pharaon défunt.
L'enterrement du corps momifié à l'intérieur de la chambre sépulcrale succédait ainsi aux différents rituels, tels l'ouverture de la bouche ou encore la présentation des offrandes, célébrés à l'intérieur du temple mortuaire. Sur le sol de cet édifice cultuel, naturellement accolé à la face orientale de la pyramide centrale, gisaient, brisés en de multiples fragments, des centaines de sculptures, ainsi que quelques éléments architecturaux essentiels, parmi lesquels de magnifiques colonnes palmiformes de granit rouge qui, autrefois, ornaient la cour à piliers. A l'entrée du temple, enfin, étaient gravées nombre d'inscriptions relatives aux membres du personnel chargé de l'entretien du site, de l'apport quotidien en offrandes, ... - fait suffisamment rare pour être souligné.
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