L'uniformisation du complexe pyramidal


Abousir : un plateau ensoleillé (4/4)

... aux pyramides du plateau d'Abousir

Les vestiges d'une autre pyramide inachevée, de dimensions externes plus importantes encore, ont été découverts, au nord du complexe de Sahourê. Ils furent attribués au pharaon Chepseskarê, le très probable successeur immédiat de Néferirkarê.

Sous le règne du pharaon Néferefrê fut partiellement érigée, dans l'angle sud-ouest du complexe de Néferirkarê, une quatrième pyramide, véritable saint des saints du temple mortuaire accolé sur sa face orientale. A l'intérieur des différentes salles que comportait cet édifice cultuel principalement construit à l'aide de briques argileuses, furent entassés de nombreux objets d'art finement sculptés dans le bois ou la pierre, tels de petites statues de prisonniers adoptant une position accroupie, ou encore des fragments de statues royales en calcaire, diorite et basalte. Plus de deux cents perles de cornaline furent également découvertes à proximité de deux barques en bois, disposées à l'emplacement habituel des cinq niches à statues. Des rouleaux de papyrus sur lesquels diverses notes étaient consignées étaient, enfin, dissimulés à l'intérieur de l'un des magasins situés, conformément à la règle, de part et d'autre du petit sanctuaire en calcaire. Encore plus essentielle apparaît pourtant la découverte, au sein de ce temple, du pyramidion de granit ayant autrefois coiffé le sommet d'un obélisque - probablement celui du temple solaire que ce même roi avait fait édifier plus au nord, à Abou Gourab.

S'approprier les fondations du temple d'accueil et de la chaussée montante conduisant directement à l'enceinte du complexe de Néférirkarê avait nécessité, de la part de Néouserrê, la construction de son propre ensemble funéraire à proximité directe des édifices cultuels de son prédécesseur. Ce lieu présentant cependant une configuration toute particulière, la disposition relative de quelques éléments du temple haut s'en trouva logiquement modifiée. Ainsi les magasins furent-ils exceptionnellement disposées de part et d'autre du hall d'entrée de cet édifice, lui-même décalé, tout comme la cour à piliers, vers le sud par rapport à l'axe est-ouest de l'édifice central. Seul le sanctuaire aux offrandes semblait, en définitive, occuper une position classique, en bordure de la face orientale de la pyramide du roi. Ce schéma particulier illustre donc parfaitement la capacité du Maître d'Oeuvre de Pharaon à adapter le plan d'ensemble d'un complexe architectural donné, aux contraintes topographiques du site choisi pour sa propre édification... à moins qu'il ne s'agisse plutôt de quelque contrainte de nature astronomique ?

Le roi Néouserrê suivi par la déesse tutélaire de Basse Egypte reçoit les clés de vie de la main du dieu Anubis

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