Une spendeur architecturale révolue
Les impressions de grandeur et de beauté dégagées par les quelques ensembles architecturaux édifiés, tant à Dachour qu'à Gizeh, sous les règnes de pharaons illustres de la IVème dynastie, paraissent uniques. Nul autre complexe datant d'époque ultérieure n'inspirera de respect aussi profond en effet, en raison de l'état de délabrement dans lequel ils se trouvent généralement. Leurs vestiges sont cependant bien souvent apparus en nombre suffisant pour permettre aux archéologues d'en restituer, le plus fidèlement possible, les plans d'ensemble respectifs - des plans qui tendent à s'uniformiser, laissant au Maître d'Oeuvre un espace de liberté, pourtant indispensable à l'expression de sa propre créativité, toujours plus restreint. Les seules modifications notables intervenues dans la disposition des principaux éléments constitutifs résultèrent vraisemblablement bien moins de l'importance toujours croissante accordée au culte solaire pratiqué à Héliopolis, que de diverses contraintes topographiques. |