Gizeh : un plateau merveilleux (7/7)
... et "conduits d'aération"
A ces deux instants précis de l'année, l'astre du jour suivait une trajectoire semblable, en tous points, à celle quotidiennement parcourue alors par les trois étoiles de la Ceinture d'Orion, à savoir Alnitak, Alnilam et Mintaka. Tant leurs positions de lever et de coucher sur le cercle de l'horizon que leurs hauteurs de culmination respectives dans le méridien du lieu apparaissaient identiques en effet. Seuls différaient les instants de la journée auxquels ces trois étoiles et le Soleil occupaient chacun de ces points.
Au tout début de la saison Péret apparaissait, peu après le coucher du Soleil, la constellation d'Orion à l'horizon oriental, cette constellation que les prêtres-astronomes avaient baptisée s#H et représentée sous la forme d'un "homme debout regardant par dessus son épaule et tenant le sceptre w#s ( ) d'une main, tandis que l'autre étreint le signe de vie onX ( ) (6). Peu avant le lever du Soleil disparaissait en revanche, le jour suivant, les trois étoiles de la Ceinture d'Orion, sous le cercle de l'horizon occidental.

Structure interne de la pyramide de Khéops
Tant le lever, la culmination que le coucher de ces trois étoiles étaient donc parfaitement observables, en ce jour auquel débutaient les semailles ; et plus particulièrement leur culmination nocturne, à quelques 45 degrés au dessus de l'horizon méridional. A douze heures d'intervalle culminaient donc, à même hauteur par rapport au cercle de l'horizon, le Soleil et les trois étoiles de la Ceinture d'Orion. Depuis la Chambre du Roi, via le conduit d' "aération" Sud, la succession de ces deux culminations était théoriquement visible et coïncidait presque exactement avec les instants de culminations supérieure et inférieure de Thuban, à l'horizon nord. En plein midi se joignait ainsi à la lumière solaire, l'éclat symbolique de Thuban que le conduit nord laissait pénétrer.
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