La contrée de lumière
De l'ensemble architectural autrefois édifié par le pharaon Khufu ou Khéops, fils et successeur direct de Snéfrou, ne subsiste principalement, à l'heure actuelle, que la pyramide centrale baptisée, à juste titre, la Grande Pyramide. Jadis revêtue d'un parement de calcaire fin extrait des carrières de Tourah toutes proches, elle culminait alors à près de 146 mètres au-dessus du niveau du sol. Sa parfaite édification, tant au plan architectural qu'au plan astronomique, marqua l'apogée de l'ère de construction des pyramides égyptiennes.

La pyramide de Khéops vue sous deux angles distincts.
Une large ouverture pratiquée sur sa face Nord par les hommes du Calife Al-Mamoun, à la fin du précédent millénaire, permet d'en entrevoir la structure interne, unique en bien des points : sa particularité majeure réside essentiellement dans la quasi-superposition, suivant l'axe même de la pyramide, de trois chambres aux caractéristiques architecturales nettement distinctes. L'une souterraine, à laquelle la descenderie initiale conduit, semble inachevée. La seconde, que la position intermédiaire suffit à qualifier de médiane, paraît, en revanche, davantage élaborée : une petite niche, surmontée d'une voûte en encorbellement dont l'agencement des cinq assises n'est pas sans rappeler la structure d'une pyramide à degrés, fut ainsi creusée dans sa paroi orientale... tandis que de petites ouvertures rectangulaires ne débouchant pas sur l'extérieur furent pratiquées sur ses faces méridionale et septentrionale.
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