|
Introduction
Notre ciel est peuplé de milliers d'étoiles visibles à l'oeil nu dont certaines sont observables toute l'année durant. Telles ces étoiles définissant les contours des constellations de la Petite Ourse, de la Grande Ourse et du Dragon, qui peuplent la zone circumpolaire nord du ciel. A l'inverse, la zone circumpolaire sud du ciel est peuplée d'astres qui demeurent constamment invisibles à l'observateur européen, russe ou nord-américain. Et ce, en raison de sa latitude géographique. Un observateur réunionais bénéficie d'une situation inversée, en effet : si le Triangle Austral et l'Octans sont tout à fait à sa portée, la Grande Ourse et le Dragon lui sont étrangers, en revanche.
Dans l'un et l'autre cas, la grande majorité des étoiles visibles à l'oeil nu occupe une région intermédiaire, toutefois : cette région située entre les zones circumpolaires nord et sud, que le Soleil donne l'impression de parcourir. Lors de cette apparente course annuelle, le Soleil s'approche puis s'éloigne de chacune de ces étoiles. En leur jour de conjonction avec le Soleil, la plupart d'entre elles sont invisibles à l'oeil nu. Des jours, des semaines, voire des mois plus tard, elles effectueront leur lever héliaque, c'est-à-dire leur réapparition dans les lueurs de l'aube. Ce lever héliaque mettra un terme à leur période d'invisibilité annuelle, débutée en leur jour de coucher héliaque - jour auquel l'étoile est devenue invisible dans les lueurs du Soleil couchant.

Aux latitudes intermédiaires, la grande majorité des étoiles peuplant la voûte céleste occupe une région située entre les zones circumpolaires nord et sud du ciel. Leur période d'invisibilité quotidienne et annuelle apparaît d'autant plus grande à l'observateur de l'hémisphère nord que l'étoile est éloignée de la zone circumpolaire nord du ciel.
La période d'invisibilité annuelle d'une étoile - ou laps de temps qui s'écoule entre ses jours de coucher et de lever héliaques - dépend principalement de sa magnitude apparente, de sa distance à l'écliptique, de la latitude et de l'altitude du site d'observation, des conditions atmosphériques locales et de l'acuité visuelle de l'observateur. Au sein du formulaire de détermination des dates de coucher et de lever héliaques de l'étoile de votre choix - étoile de magnitude visuelle inférieure ou égale à 6 dont les caractéristiques propres sont issues du catalogue Hipparcos -, saisissez simplement l'année, la latitude et l'altitude du site choisi pour l'observation ainsi que l'acuité visuelle de l'observateur. A l'aide des algorithmes de mécanique céleste, d'optique et d'astrophysique les plus récents, le logiciel se chargera ensuite de déterminer les instants de coucher et de lever héliaques de l'étoile considérée, les instants de coucher et de lever du Soleil, les hauteurs de l'étoile et du Soleil aux instants de coucher et de lever héliaques, la valeur du coefficient d'extinction atmosphérique et la luminosité du ciel en lieu et place de l'étoile. Autant de résultats que vous pourrez affiner en modifiant les conditions météorologiques locales.
|
|
Ressources Culture Diff' complémentaires
Dossiers > AstroEgypto : Les décans égyptiens : des étoiles mythiques
Dossiers > AstroEgypto : Le lever héliaque de Sirius, source de datation historique
Dossiers > AstroEgypto : Le ciel de l'Egypte ancienne : horloges stellaires, clepsydres et plafonds astronomiques
Dossiers > HistoSciences : Astronomie antique et moderne : d'observations en modélisations toujours plus poussées
Publications > Wiki AstroEgypto : Détermination de l'acuité visuelle des astronomes égyptiens
Publications > Wiki AstroEgypto : Astronomical dating proposals of the ancient Egyptian stellar clocks
Publications > Wiki AstroEgypto : Introduction aux méthodes de l'archéoastronomie. Première Partie : Application à l'identification des décans égyptiens
Ressources bibliographiques
Allen, C.W., "Astrophysical Quantities", Third Edition, Athlone, London, 1976.
Borkowski, K.M., "ELP 2000-85 and the Dynamical Time - Universal Time Relation", Astronomy and Astrophysics, 205 (1988), L8-L10.
Bower, F.A. et Ward, R.B., "Stratospheric Ozone and Man", CRC Press, Boca Raton, 1982
Bureau des Longitudes, "Introduction aux Ephémérides Astronomiques", EDP Sciences 1998.
Centre de Données Astronomiques de Strasbourg : http://cdsweb.u-strasbg.fr .
Chapront-Touzé, Michelle et Chapront, Jean, "Lunar Tables and Programs from 4000 BC to AD 8000", Willmann-Bell, Richmond, 1991, pp 6-7.
Garstang, R.H., "Night-Sky Brightness at Observatories and Sites", PASP101, 306-329, 1989.
Hayes, D.S., et Latham, D.W., "Rediscussion of the Atmospheric Extinction and the Absolute Spectral-Energy Distribution of Vega", Astrophysic Journal, 197, 593-601, 1975.
Hecht, S., "Visual thresholds of steady point sources of light in fields of brightness from dark to daylight", Journal of the Optical Society of America, 37, 59, 1947.
JPL Horizons : http://ssd.jpl.nasa.gov/horizons.html.
Koomen, M.J., Lock, C., Parker, D.M. , Scolnik, R., Tousey, R. et Hulburt, E.O., "Measurements of the Brightness of the Twilight Sky ", Journal of the Optical Society of America, 42, 353-356, 1952.
Krisciunas, K et al., "Atmospheric Extinction and Night-Sky Brightness at Maunea Kea", PASP 99, 887-894, 1987.
Krisciunas, K., "Further Measurements of Extinction and Sky Brightness on the Island of Hawaï", PASP 102, 1052-1063, 1990.
Krisciunas, K. et Schaefer, B. E., "A Model of the Brightness of Moonlight", PASP, 103, 1033-1039, 1991.
Meinel, A. et Meinel, M., "Sunsets, Twilights and Evening Skies", Cambridge University Press, Cambridge, 1983.
Pilachowski, C.A., Africano, J.L., Goodrich, B.D. et Binkert, W.S., "Sky Brightness at the Kitt Peak National Observatory", PASP 101, 707-712, 1989.
Pyaskovskaya-Fesenkova, E.V., "Investigations of the scattering of light in the earth's atmosphere", USSR Academy, Science Press, Moscow, 1957.
Rozenberg, G.V., "Twilight", Plenum, New York, 1986
Saemundson, T., "Atmospheric Refraction", Sky & Telescope, 72, 70, 1986.
Schaefer, Bradley E., "Atmospheric Extinction Effects on Stellar Alignments", Archaeoastronomy n°10 (JHA, xvii (1986)).
Schaefer, Bradley E., "Telescopic Limiting Magnitudes", PASP 102, 212-229, 1990
Schaefer, Bradley E., "Astronomy and the limits of vision", Vistas in Astronomy, Volume 36, pp 311-361, 1993.
Schaefer, Bradley E., "The latitude of the observer of the Almagest star catalogue", JHA xxxii, 2001.
Simon, J.L., Bretagnon, P., Chapront, J., Chapront-Touzé, M., Francou, G., Laskar, J., "Numerical expressions for precession formulae and mean elements for the Moon and the planets", Astronomy Astrophysics 282, 663-683 (1994).
Stephenson, F.R., "Historical Eclipses and Earth Rotation", Cambridge University Press, Cambridge, 1997.
Stephenson, F.R. et Morrison, L.V., "Long-Term Fluctuations in the Earth's Rotation : 700 BC to AD 1990", Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Ser. A, 351 (1995), 165-202.
Stephenson, F.R. et Morrison, L.V., "Long-Term Changes in the Rotation of the Earth : 700 BC to AD 1980", Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Ser. A, 313 (1984), 47-70.
Tousey, R. et Hulburt, E.O., "Visibility of Stars in the Daylight Sky", Journal of the Optical Society of America, 38, 886-896, 1948.
Weaver, H.F., "Visibility of Stars Without Optical Aid", PASP 59, 232-243, 1947.
|