A cette époque, l'écriture semble effectivement constituer le seul et unique support descriptif et interprétatif des données observées. L'arithmétique et la géométrie, pourtant développées, ne sont utilisées qu'à des fins administratives et cultuelles - dans le calcul de la superficie des terres cultivées, de l'impôt à payer, dans la tenue des registres de festivités, dans la détermination de l'angle de pente de tel ou tel édifice sacré, ...
Certains signes hiéroglyphiques ou cunéiformes sont plus particulièrement utilisés à des fins de dénombrement. Tels ces traits ou encoches auxquels fut attribuée la valeur 1 et auxquels vinrent progressivement se surajouter d'autres symboles de valeur 10, 100, ... dans le système décimal égyptien (base 10) - de valeur 10, 60, ... dans le système sexagésimal mésopotamien (base 60). Et ce, en vue de faciliter l'écriture des grands nombres. L'addition, la multiplication et la division de nombres entiers sont par ailleurs des opérations bien connues de l'un et l'autre peuples. De même, les règles de détermination des surfaces de triangles, de rectangles, de trapèzes, ... ; des volumes de solides tels les briques, les cylindres, les pyramides. De nombreuses tablettes d'argiles témoignent en outre de la capacité des Mésopotamiens à déterminer les racines positives des équations du second, voire du troisième degré ; à calculer la somme de séries arithmétiques et géométriques ; enfin, de leur connaissance de cette relation unissant les carrés des longueurs des côtés d'un triangle rectangle, aujourd'hui connue sous l'appellation de théorème de Pythagore. L'arithmétique et la géométrie, aujourd'hui considérées comme les disciplines de base des mathématiques, constituent alors de simples outils de gestion du quotidien.
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