Les langages successifs de la science :
de précieux témoins de l'évolution humaine


L'écrit ou le support interprétatif des faits observés (1/2)

Certes, l'essentiel des connaissances observationnelles accumulées fut généralement utilisé à des fins strictement cultuelles, voire religieuses, des millénaires durant. En témoignent ces diverses réalisations égyptiennes : les pyramides de l'Ancien Empire (2700 - 2200 avant notre ère) dont l'orientation cardinale n'est plus à démontrer ; les listes d'étoiles décanales ornant l'intérieur du couvercle de sarcophages datant du Moyen Empire (2000 - 1800 avant notre ère) ; les scènes astronomiques décorant les parois internes de temples et tombes du Nouvel Empire (1550 - 1050 avant notre ère), eux-même dotés d'une architecture et d'une orientation astronomique particulières ; le contenu de divers papyri datant de l'époque Gréco-Romaine, ... Autant de vestiges au sein desquels concepts scientifiques et mythologiques se trouvent intimement mêlés, dans le souci de mieux maîtriser sa propre destinée.


Coucher de Soleil derrière la pyramide de Khéphren


Cette composition funéraire ornant le plafond astronomique de la chambre sépulcrale
du cénotaphe de Séthi Ier à Abydos est connue sous le nom de Livre de Nout.
Elle détaille la succession des cycles solaire et stellaire au cours de la journée.

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