Les langages successifs de la science :
de précieux témoins de l'évolution humaine


Les livres, objets de transmission de la culture scientifique (1/2)

A son apogée, l'empire arabo-musulman s'étendait de la péninsule Ibérique aux frontières de l'Inde en passant par l'Espagne, le Maghreb, l'Egypte, la Syrie, l'Arabie, la Mésopotamie, l'Asie Mineure et la Perse.


Principales villes de l'empire arabo-musulman


De la Grèce antique, les érudits Arabes héritèrent nombre d'ouvrages mathématiques relatifs à la théorie des nombres, la géométrie, l'astronomie ou la musique. Tels ceux d'Euclide, d'Archimède, de Diophante ou de Ptolémée, qu'ils s'empressèrent, dès le VIIIème siècle de notre ère, de traduire dans leur langue maternelle. A la civilisation indienne, ils empruntèrent son système de numération décimal établi quelque trois siècles plus tôt. Une numération de position, attachant à chaque chiffre une valeur dépendant de sa position dans l'écriture d'un nombre. Une numération impliquant l'introduction du zéro donc, sous la forme d'un point ou de cet ovale que nous connaissons aujourd'hui. C'est que l'ovale fut en usage dans les pays du Maghreb et de la péninsule Ibérique, en effet. Il constitua l'un des symboles utilisés à écrire les dix premiers chiffres dits "arabes" - par opposition au point, caractéristique de cet ensemble de symboles employés en Orient, d'Egypte aux confins de l'Asie centrale.


Les chiffres arabes d'Orient (en haut) et d'Occident (en bas)

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