Résumé
L'année 2007-2008 a été décrétée année polaire internationale. Ses objectifs : affirmer le rôle essentiel des zones polaires dans l'équilibre climatique global et affiner notre perception des changements à l'échelle planétaire. Tout comme les précédentes, cette quatrième édition est placée sous le signe de la pluridisciplinarité. Gageons qu'elle sera source de résultats scientifiques tout aussi intéressants. Pour mémoire, les éditions précédentes ont permis de confirmer la théorie de la dérive des continents, d'étudier les aurores polaires (1957-8), de jeter les bases de la météorologie prévisionnelle (1932), de mesurer le champ magnétique terrestre, les rayonnements atmosphériques et la concentration de l'air polaire en gaz carbonique, d'observer des aurores (1882), etc. Elles ont également permis d'établir des bases scientifiques ou stations d'observations pluridisciplinaires en Arctique ainsi que sur le continent Antarctique. Plus d'infos ...

Photographies prises par Benoit Legresy, chercheur au LEGOS (Observatoire Midi-Pyrénées).
Deux dossiers à consulter ...
Les Années Polaires Internationales passées et actuelles
par Frédérique Rémy, Directrice de Recherche CNRS, LEGOS.
Date de première publication : mai 2007
Quand l'Homme a-t-il eu conscience des pôles ?
par Karine Gadré, Docteur en Astronomie de l'Université Paul Sabatier de Toulouse, Chercheur associé au Laboratoire d'Astrophysique de Toulouse-Tarbes, Créatrice et Dirigeante de l'entreprise Culture Diff'.
Date de première publication : janvier 2008
Quelques articles de référence ...
(HistoSciences) Glace de mer et climat
par Frédérique Rémy, Directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS) à l'Observatoire Midi-Pyrénées.
"De nombreux facteurs influent sur l'épaisseur des calottes polaires : variabilité des saisons, cycles astronomiques, variations de densité de l'eau de mer, etc." Article paru dans La Recherche, Hors Série n°11, La Terre, avril 2003.
(HistoSciences) Quand le pôle Nord était libre de glace
par Frédérique Rémy, Directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS) à l'Observatoire Midi-Pyrénées.
"Jusqu'à la fin du XIXème siècle, les scientifiques ont cru qu'au pôle Nord se trouvait une mer libre, entourée de glace. Les fondements de ce mythe s'appuyaient sur les discours des plus grands savants du XVIIIème siècle tels Buffon, d'Alembert ou Buache, qui n'imaginaient pas que la mer puisse geler. Selon eux, seuls les pourtours de l'océan Arctique étaient occupés par la glace de mer, celle-ci étant apportée par les fleuves". Article paru dans La Recherche n°406, mars 2007, pages 55-57.
(HistoSciences) Mais comment s'écoule donc un glacier ? Aperçu historique
par Frédérique Rémy et Laurent Testut, glaciologues au Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS) à l'Observatoire Midi-Pyrénées.
"Autant l'observation de la neige et de la glace a pu mettre les physiciens sur la voie de nombreuses découvertes scientifiques, autant l'évidence du mouvement des glaciers a été très longue à concevoir et à expliquer. C'est d'ailleurs seulement au début du XIXème siècle, durant l'ultime phase d'avancée des glaciers alpins, que les naturalistes se sont intéressés aux glaciers. Après avoir admis que ceux-ci s'écoulaient et qu'il ne pouvait en être autrement, il fallait comprendre comment un glacier constitué de glace "solide" puisse se mettre en mouvement. Ce n'est qu'en 1840, l'année de la découverte de l'Antartique par Dumont d'Urville, que deux mémoires, l'un d'Agassiz sur l'étude des glaciers et les grandes glaciations, l'autre du chanoine Rendu sur la théorie des glaciers de Savoie, posent les bases de ce qui, un siècle plus tard, allait devenir la glaciologie. Cependant, la théorie défendue par les plus grands naturalistes et physiciens durant le XIXème siècle était fondée sur des mécanismes de fonte et de regel, et même si le mot "fluide" fut employé pour la première fois en 1773 pour désigner la glace, il faut attendre 130 ans plus tard pour que les lois de la mécanique des fluides visqueux soient appliquées à l'écoulement des glaciers. La paramétrisation de la loi formulée par Glen en 1955 est si peu contrainte que l'on ne peut pas affirmer, encore de nos jours, l'existence d'une loi d'écoulement des glaciers". Article paru dans C.R. Geoscience 338 (2006).
Trois ouvrages à se procurer ...
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