Histoire de la radioactivité :
la radioactivité naturelle : un pas vers le nucléaire



Résumé de la Première Partie : La découverte de la radioactivité naturelle

Découverte à la fin du XIXème siècle par Henri Becquerel, étendue par Pierre et Marie Curie à d'autres éléments que l'uranium, expliquée par Ernest Rutherford et Frederick Soddy, la radioactivité naturelle ou propriété qu'ont certains éléments tels l'uranium, le radium ou bien encore le polonium, à spontanément se désintégrer, apparut bien vite comme un formidable outil de connaissance de la structure interne des atomes ; plus généralement, des propriétés de la matière à l'échelle microscopique. Elle apporta, en outre, la confirmation de diverses hypothèses, telles celle de l'équivalence matière-énergie ; favorisa l'essor de disciplines récentes, telles la mécanique quantique ; suscita enfin l'émergence de disciplines nouvelles, telles l'astrophysique, la climatologie, la médecine nucléaire, ... C'est que la radioactivité est partout présente, en effet : tant dans les roches que l'atmosphère terrestre ou bien encore le corps humain.


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Résumé de la Seconde Partie : Radioactivité artificielle et fission nucléaire

En utilisant le rayonnement émis par certains des radioéléments naturels, les physiciens des années 1930 mirent en évidence l'existence, au sein du noyau de chaque atome, des neutrons. Puis ils créérent artificiellement de nouveaux radioéléments. Enfin, ils réalisèrent, au moyen d'un bombardement de neutrons, la toute première expérience de fission : celle de l'uranium. Une fission qui, parce qu'elle libérait des neutrons, se révéla à son tour capable de provoquer la fission d'autres noyaux d'uranium - de susciter des réactions en chaîne, donc. Sur ce principe furent d'ailleurs construites les toutes premières bombes atomiques. Ces bombes que les Américains larguèrent sur les villes d'Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Des bombes dont un nombre toujours croissant de nations souhaitèrent se doter durant la Guerre Froide, à commencer par la Russie, la Grande Bretagne, la France et la Chine. Dès 1968, la rédaction d'un Traité de non prolifération nucléaire s'imposa. Seules quelques nations le signèrent, toutefois...


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Résumé de la Troisième Partie : La radioactivité aujourd'hui

En marge de cette terrible course à l'armement, la recherche fondamentale se poursuivit, aboutissant à la découverte d'un nombre croissant de radioéléments. Autant de noyaux instables situés de part et d'autre d'une vallée de stabilité occupée par les éléments chimiques stables de l'antique classification périodique. C'est que, mieux que cette classification, le diagramme d'instabilité ou diagramme de Ségré rend à présent compte de la réalité physique du noyau de chaque atome - de sa stabilité ou non, en l'occurrence. Aussi constitue-t-il, en quelque sorte, la "bible" des physiciens nucléaires.


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Auteur

Karine Gadré, Docteur en Astronomie de l'Université Paul Sabatier de Toulouse,
Chercheur associé au Laboratoire d'Astrophysique de Toulouse-Tarbes,
Créatrice et Dirigeante de l'entreprise Culture Diff'.

Dates de première publication et mises à jour successives de ce dossier : juin 2002


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