| Au nombre de huit, les femmes ne constituent que 2% des génies. Cette proportion est toutefois en constante augmentation avec le temps. De même, le nombre total de génies : seuls 3% d'entre eux ont en effet vécu au XVème siècle, contre 8% au XVIème, 11% au XVIIème, 14% au XVIIIème, 36% au XIXème, 29% au XXème - si l'on se restreint aux génies déjà décédés. La hiérarchie des pays de naissance place par ailleurs notre pays en tête : 38% des génies de ces derniers siècles sont nés en France en effet, contre 18% en Allemagne - Autriche - Hongrie, 11% au Royaume Uni, 9% en Italie, 8% aux Etats-Unis, 4% en Russie et dans les Flandres, 3% en Espagne, ... La France et l'Italie apparaissent ainsi comme les patries des arts ; l'Allemagne, l'Autriche - Hongrie et la France, comme les patries des musiciens ; la France, comme la patrie des humanistes, écrivains et philosophes ; l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, comme les patries des scientifiques. Ci-contre figure le portrait de Marie Curie (1867-1934), l'une des rares femmes qualifiée d'exceptionnelle par Claude Thélot.

|  La combinaison de ces données spatio-temporelles laisse entrevoir une étroite relation entre la fréquence d'apparition des génies dans un pays donné et la place qu'occupe ce pays dans le monde à un instant donné. Ainsi le nombre de génies italiens ne cesse-t-il de décroître depuis le XVème siècle de notre ère ; celui de génies américains, d'augmenter depuis le XIXème siècle. Si le nombre de génies britanniques et espagnols demeura relativement constant avec le temps, le nombre de génies français augmenta régulièrement en revanche à compter du XVIème siècle pour atteindre son apogée aux XVIIIème - XIXème siècles, et finalement décroître.
Le premier histogramme figure la constante augmentation du nombre de génies par siècle. Le second place la France nettement en tête de la hiérarchie des pays de naissance.
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