| Sous l'impulsion de Galilée, ces méthodes mathématiques, garantes d'une indispensable objectivité, s'inséreront pleinement au sein de la démarche scientifique. Formulation d'hypothèses, application de la logique mathématique et vérification expérimentale constitueront ainsi les trois piliers de la recherche scientifique. Une recherche qui, progressivement, se scindera en des disciplines tout autant diverses que complémentaires les unes des autres. Des disciplines dont la création succèdera aux remarquables travaux effectués par des personnalités dont les noms sont restés. Ainsi les noms de Galilée et Newton sont-ils indissociables de la mécanique classique ; ceux de Lamarck et Darwin, des théories de l'évolution ; celui d'Einstein prédomine en mécanique relativiste ; ceux de Becquerel, Curie et Rutherford demeurent attachés à la radioactivité ; ceux de Bohr, Schrödinger, Heisenberg, Dirac, intimement liés à la mécanique quantique, ... |  Galilée (1564-1642) |
 Isaac Newton (1642-1727), Albert Einstein (1879-1955) et Erwin Schrödinger (1887-1961) furent les pionniers des mécaniques classique, relativiste et quantique.
Ces illustres personnages qui ont fait l'histoire des sciences peuvent-ils être considérés comme des génies ? Si oui, existe-t-il une "hiérarchie" entre ces génies ? Certains d'entre eux ont-ils par ailleurs bénéficié de circonstances favorables (origine géographique, sociale, culturelle, ...) à l'éclosion de leur génie ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles le sociologue Claude Thélot tenta d'apporter une réponse, dans son ouvrage intitulé « L'origine des génies » (Editions du Seuil, 2003). Un ouvrage unique en son genre, qui, pour des raisons d'homogénéité spatio-temporelle, se focalise exclusivement sur les conditions d'émergence des génies artistique, littéraire, philosophique, scientifique, ... dans l'Europe, la Russie et les Amériques du XVème au XXème siècle de notre ère.
|