La condamnation pour hérésie (1/2)
Si les érudits de l'époque réservèrent un accueil chaleureux au Dialogue sur les deux systèmes, tel ne fut pas le cas des autorités ecclésiastiques toutefois. En Simplicio, ce personnage plaidant naïvement la cause aristotélicienne, elles crurent reconnaître le pape Urbain VIII en effet, et accusèrent Galileo de vouloir offenser l'Eglise en caricaturant l'esprit de son plus digne représentant. Ce dernier, empêtré dans divers conflits politiques que son élection avait générés, accusé, qui plus est, de bienveillance envers le savant hérétique, n'eut guère d'autre choix, pour restaurer sa dignité et réaffirmer son autorité, que de basculer dans le camp de ses ennemis jurés - ses adversaires de toujours qu'étaient les jésuites et les dominicains. Plus qu'une vengeance personnelle, la condamnation de Galileo se révélait donc être une véritable nécessité politique. |