Galileo Galilei :
savant chrétien ou hérétique ?



La condamnation pour hérésie (1/2)

Si les érudits de l'époque réservèrent un accueil chaleureux au Dialogue sur les deux systèmes, tel ne fut pas le cas des autorités ecclésiastiques toutefois. En Simplicio, ce personnage plaidant naïvement la cause aristotélicienne, elles crurent reconnaître le pape Urbain VIII en effet, et accusèrent Galileo de vouloir offenser l'Eglise en caricaturant l'esprit de son plus digne représentant. Ce dernier, empêtré dans divers conflits politiques que son élection avait générés, accusé, qui plus est, de bienveillance envers le savant hérétique, n'eut guère d'autre choix, pour restaurer sa dignité et réaffirmer son autorité, que de basculer dans le camp de ses ennemis jurés - ses adversaires de toujours qu'étaient les jésuites et les dominicains. Plus qu'une vengeance personnelle, la condamnation de Galileo se révélait donc être une véritable nécessité politique.


Après avoir été retiré de la circulation, l'ouvrage incriminé, qui pourtant avait reçu l'autorisation nécessaire à son impression, fut examiné par une commission d'experts. Galileo, quant à lui, fut prié de se présenter au père Commissaire du Saint Office à Rome. Offense suprême qui lui valut la réflexion suivante : "J'en viens à détester tout le temps que j'ai consacré dans le passé à cette sorte d'études par lesquelles je désirais et j'espérais pouvoir, dans une certaine mesure, m'éloigner des sentiers battus que suit le commun des savants".

L'Eglise ne souhaitant visiblement pas revenir sur la notification de 1616, tous ses efforts visant à plaider la cause copernicienne et à réconcilier science et croyances se révélaient brusquement vains. C'en était définitivement fini de son ambitieux programme de politique culturelle...


Le visage de l'Inquisition

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