Dialogue entre la science et le dogme
Sans l'esprit d'ouverture culturelle du cardinal Maffeo Barberini, élevé au rang de pape en 1623, il est fort probable que l'Essayeur n'aurait jamais obtenu l'autorisation nécessaire à son impression. Le tout nouveau souverain pontife était-il pour autant disposé à engager l'Eglise dans une voie nouvelle, faisant la part belle aux arts et aux sciences dont il se targuait d'être le protecteur ? Galileo voulut le croire ... Certes, il ne parvint pas à obtenir d'Urbain VIII la révocation du décret de 1616 - soit l'autorisation d'aborder de nouveau la question copernicienne. Certains signes d'ouverture l'incitèrent cependant à se lancer, dès 1624, dans la rédaction d'une lettre en réponse aux attaques d'un certain Francesco Ingoli visant la théorie copernicienne. Prudent, Galileo se limita toutefois à exposer les seuls critères astronomiques et philosophiques plaidant en faveur de l'héliocentrisme, laissant aux autorités ecclésiastiques le soin d'aborder l'aspect théologique du problème. Concession qui lui permit de rouvrir le débat... là était bien l'essentiel. |