Environnement : climats et sociétés


L'eau ou la première des ressources climatiques (1/6)

Loin des enjeux économiques, l'eau continentale, par son abondance ou sa rareté, conditionne la vie sur Terre. Elle est, pour l'homme, une ressource climatique à part entière, contenue dans l'atmosphère et la Terre : au sein des océans (97%), des glaciers (2%), des nappes phréatiques et des fleuves (1%), principalement. Autant de réservoirs naturels entre lesquels s'établissent des flux dont la connaissance précise nous renseigne sur le cycle de l'eau, à l'échelle planétaire. Il apparaît ainsi que l'eau précipitée sur Terre sous forme de pluie, de neige ou de grêle, provient en partie de l'océan, après qu'elle ait séjournée dans notre atmosphère quelques temps.


Entre l'atmosphère, la surface océanique et la surface continentale s'établissent de nombreux échanges
hydriques tels l'évaporation ou évapotranspiration, les précipitations, les écoulements fluviaux, ...


La différence entre précipitations (P) et évaporation (E) constitue le bilan climatique terrestre : BC = P - E. Lorsque les pertes par évaporation sont supérieures aux apports par précipitations, le bilan est dit négatif - signe que la région considérée est aride ou semi-aride. Le degré d'aridité d'un climat ne nous renseigne toutefois pas sur l'abondance pédologique locale. Il est des zones arides en effet, dont la végétation plus ou moins luxuriante atteste de la présence d'eau au sol ou en sous-sol - ce que l'on nomme réserve utile au sol (RU). Tel est le cas de la Vallée du Nil, ce ruban vert qui s'étend de part et d'autre du fleuve sur des milliers de kilomètres. Le bilan hydrique (P = E + RU) apparaît donc mieux à même de rendre compte des spécificités locales que le bilan climatique.

Citons également le bilan hydrologique, ou bilan le plus complet de l'eau, au sein duquel les précipitations (P) font jeu égal avec l'évapotranspiration (ET), les réserves (superficielles, pédologiques et profondes) et l'écoulement (D) : P = ET + R + D. La sécheresse est dite hydrologique lorsque les réserves en eau commencent à s'épuiser : les pertes par évaporation l'emportent alors sur les apports par précipitations et par écoulements. Au contraire, l'abondance en eau se manifeste par la saturation des réservoirs (nappes phréatiques, bassins de rétention, ...) et un écoulement soutenu en surface, soit, à terme, par des crues et des inondations.

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