La notion de potentiel climatique (1/2)
L'étude de ces rapports unissant l'Homme à la Nature, les sociétés aux climats, constitue le fondement même de la géographie, cette discipline physico-sociale née à la toute fin du XIXème siècle. Une discipline dont l'image de ces atlas nous revient tous en mémoire, à la seule évocation de son nom. Souvenons-nous en effet de ces cartes relatives à la géologie et à la tectonique des plaques, aux climats et à la végétation, ou bien encore à la densité de population sur Terre, ... ainsi qu'à leurs multiples corrélations.

Les zones climatiques terrestres
"Phénomènes naturels et humains ne se disposent pas sur le globe de façon aléatoire" en effet (Extrait de Climats et Sociétés, de Denis Lamarre et Pierre Pagney). Ainsi l'eau est-elle un élément majeur de cette distribution spatiale : présente sur les trois-quarts de la surface terrestre, elle oblige les hommes à résider sur les seules plateformes continentales, mieux encore, à se concentrer le long des littoraux, des fleuves, à proximité des oasis, ... là précisément où elle est source de vie - et facteur d'échanges. Source de vies végétale et animale à la fois, si indispensables à la survie de l'Homme.
Non seulement la pluviométrie, mais la température également, soient deux des paramètres déterminants du climat, semblent régir la distribution spatiale de la végétation - idée que Robert Barbault exprima en ces termes, dans son livre intitulé Ecologie générale : structure et fonctionnement de la biosphère : "Du pôle à l'équateur se succèdent, en bandes parallèles, de grands types de formations végétales, caractéristiques des grandes zones climatiques de la biosphère, les biomes". Ainsi la biodiversité reflèterait-elle le climat. En ces temps modernes, auxquels l'Homme use et abuse de la Nature et parfois même subit ses assauts, disons plutôt que la biodiversité reflète le potentiel climatique.
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