Environnement : climats et sociétés


Les bioclimats : santé et maladies (1/4)

Le climat n'est pas sans incidence sur l'Homme, sur sa santé notamment. Extrême (froid glacial, chaleur excessive, pluies abondantes, sècheresse, ...), il peut être générateur de déséquilibres physiologiques en effet, source de pathologies plus ou moins graves, donc. Ces rapports unissant le climat à l'homme biologique constituent le thème d'étude des bioclimatologues... des scientifiques qui se doivent de considérer, outre la nature des échanges énergétiques entre l'homme et son milieu, son état psychique - selon qu'il est sain ou malade, l'individu réagit différemment aux agressions climatiques extérieures, en effet.

Les échanges énergétiques entre le corps humain et le milieu extérieur s'effectuent principalement au niveau de la peau (échanges de chaleur) et des poumons (respiration de l'air atmosphérique). La peau est sensible à trois paramètres fondamentaux : la température extérieure, la vitesse du vent et l'état hydrique de l'atmosphère, soit sa teneur en vapeur d'eau. Ainsi, il suffit que l'un ou l'autre de ces paramètres atteigne des valeurs extrêmes pour que le stress cutané se développe - un stress qui bien souvent se manifeste par une transpiration excessive. Telle est la réponse visible du corps humain aux agressions thermiques extérieures. Moins visible, mais tout aussi importante, est la gêne respiratoire causée par une température et une hygrométrie extrêmes. C'est que les alvéoles pulmonaires, lieu de passage obligé des flux entrants et sortants, se doivent d'établir un certain équilibre - thermique et hydrique à la fois - entre pressions intérieure et extérieure. Un équilibre dont la rupture se traduit, en cas de chaleur et de sècheresse atmosphériques, par la déshydratation ; en cas d'humidité excessive, par la dilution du plasma sanguin.

Les principales zones d'échanges
énergétiques entre le corps humain
et son environnement.


Tant l'évaporation cutanée que la déshydration ou bien encore la dilution du plasma sanguin résultent de la nécessité, pour le corps humain, de se maintenir à l'équilibre physico-chimique, thermique en particulier (37°C) - ce que l'on nomme homéostasie. Une homéostasie semblable à tous les êtres humains... ou presque ! N'oublions pas en effet que les réponses apportées par le corps aux agressions extérieures diffèrent selon l'âge et l'état de santé du patient considéré. Il n'en demeure pas moins que, de façon générale, les bioclimats reflètent la diversité des climats sur Terre.

Page suivante

Page suivante