Environnement : climats et sociétés


Les éléments forts du climat (1/5)

Premier élément fort du climat, le vent, dont la direction, la vitesse, la variabilité (rafales), lui confèrent, à l'échelle locale principalement, une certaine importance. Outre les différences de pressions qu'il occasionne, il véhicule nombre de paramètres atmosphériques en effet : la température, l'état hydrique de l'atmosphère, ... Ce qui, localement, se traduit par un accroissement de la sécheresse ou de l'humidité ambiante, un excès de chaleur ou de froid, ... Autant d'événements ponctuels et localisés à la fois, qui, parfois, viennent s'ajouter à la brise de mer - cette pénétration substantielle du vent marin à l'intérieur des continents -, et aux grands flux océaniques - cette circulation atmosphérique affectant les facades occidentales des continents situés aux latitudes tempérées, les alizés et moussons soufflant dans des zones tropicales humides. A chaque échelle climatique (océanique, régionale, locale) correspond un niveau de vent en effet.

Mais revenons à ces vents soufflant à faible échelle spatiale - à l'échelle locale, voire régionale -, qui affectent directement la vie de l'Homme. Parmi ceux-ci, l'on distingue les vents polaires (vents catabatiques, synoptiques, blizzard), généralement violents : leur vitesse peut très rapidement atteindre les 180 - 200 km/h en effet, ce qui accentue ancore la sensation de froid et rend les régions concernées (Groenland, Artique, Antartique, ...) particulièrement inhospitalières. De même en est-il des intérieurs continentaux froids, tels la Sibérie et l'Asie centrale, pourtant situées à des latitudes moins élevées.

Les vents marins de latitude moyenne sont des vents forts également. Leur vitesse peut atteindre et dépasser le seuil de l'ouragan en effet, soit 120 km/h. Ils caractérisent les dépressions polaires en formation sur l'Atlantique Nord et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les populations côtières et les pêcheurs alors en mer. A ces vents marins se superposent parfois des vents continentaux dont la puissance a bien souvent marqué les mémoires. Souvenons-nous ainsi de cet ouragan qui, le 16 septembre 1961, ravagea l'ouest irlandais avec des vents de plus de 190 km/h, ou bien encore de ces tempêtes atlantiques dont les vents tempêtueux détruisirent en partie le territoire français en décembre 1999.


Les côtes irlandaises, britanniques et françaises sont particulièrement
touchées par ces dépressions qui se creusent dans l'Atlantique
Nord et s'accompagnent de vents tempêtueux.

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