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Le cycle des étoiles décanales

Le Papyrus Carlsberg I constitue la copie tardive du Livre de Nout : il fut rédigé en hiératique vers l'an 144 de notre ère. Mieux que le Livre de Nout, le Papyrus Carlsberg I détaille la succession des cycles solaire et stellaire, la symbolique qui leur était attachée ainsi que leur imbrication permanente. Il stipule que les étoiles utilisées alors pour marquer la succession des douze heures de nuit avaient la particularité, tout comme l'étoile Sirius, de demeurer invisibles soixante-dix jours du ciel d'Egypte. Leurs levers héliaques survenaient par ailleurs à quelques dix jours d'intervalle, sanctionnant ainsi le début d'une nouvelle décade de l'année égyptienne. Ce qui valut à ces étoiles le qualificatif de décanales.


Fragment du Papyrus Carlsberg I.


Trente-six étoiles décanales peuplaient le ciel de l'Egypte ancienne, précisent les textes : huit d'entre elles se situaient à l'est du ciel, entre "l'étoile de naissance" et celle utilisée à marquer la douzième et dernière heure de nuit ; douze autres indiquaient, par leurs culminations successives dans le méridien du lieu, les heures de nuit ; neuf se situaient à l'ouest du ciel ; sept autres enfin dans la Douat ou Maison de Geb dont elles sortiraient purifiées (13).

Le recueil de ces informations (listes d'étoiles, caractéristiques de ces étoiles), combiné à la réalisation de logiciels d'astronomie inédits, a abouti à l'identification de chacun des décans égyptiens (14).

13. Retrouvez le détail du cycle des étoiles décanales au sein de la troisième et dernière partie du dossier intitulé "Le ciel de l'Egypte ancienne : horloges stellaires, clepsydres et plafonds astronomiques". Plus d'infos ...
14. L'identification des décans égyptiens a constitué l'objet de ma thèse de doctorat préparée au Laboratoire d'Astrophysique de Toulouse-Tarbes. Le diaporama de mon oral de soutenance constitue le résumé de ce travail. Il est disponible ici.

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