Pierre et Marie Curie :
un couple de légende



Une femme exceptionnelle

Cette vie, menée en esprit, qui jamais ne se souciait du corps, ni de ses contraintes, ni de ses limites, eut des conséquences tragiques. Trop absorbé sans doute par ses travaux en cours, Pierre, un jour d'avril 1906, mourut, renversé, écrasé par un fiacre. Marie, l'âme déchirée, continua seule alors son combat pour la science, sa lutte pour la progression de nos connaissances... ainsi que leur diffusion. En reprenant la chaire de physique laissée vacante par le décès de son époux, Marie devenait en effet la première femme autorisée à enseigner dans une université. Et quelle université ! La Sorbonne, ce prestigieux établissement qui faisait tant rêver la jeune Polonaise qu'elle avait été !


Copie du prix Nobel qui fut décerné à Pierre et Marie Curie
par l'académie des sciences de Suède, en 1903.


Quel chemin parcouru depuis son arrivée, en gare de l'Est à Paris, un beau jour d'automne 1891 ! L'obtention de la licence ès-sciences physiques, de la licence de mathématiques, puis de l'agrégation de physique auraient largement suffi, à cettte époque à laquelle les droits des femmes étaient pratiquement inexistants, à qualifier son parcours d'exceptionnel. Mais Marie voulut aller plus loin encore, suivant la voie que sa passion pour les sciences lui indiquait : la voie de la recherche : une voie qui, logiquement, aboutit à la préparation puis à la soutenance d'une thèse de doctorat. La première qu'une femme ait jamais soutenue devant un parterre de scientifiques ! Progressivement, son rêve scientifique s'accomplissait, qui bientôt serait couronné par l'attribution du Nobel, ce prix qu'elle fut la première femme à recevoir - ce prix qu'elle fut la seule scientifique à se voir décerner deux fois, en raison de l'exceptionnelle qualité de ses travaux et de leur portée.

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