Pierre et Marie Curie :
un couple de légende



Le temps de la gloire

Pour le chercheur, il n'est pas de plus belle récompense que le Nobel. L'attribution de ce prix est la reconnaissance officielle de son travail en effet, de ses compétences et de son intuition. Elle est la récompense d'une existence toute entière vouée à la science. Une reconnaissance qui va de pair avec la notoriété, que peu d'entre ces scientifiques ainsi couronnés ont réellement recherchée - une notoriété que Pierre et Marie Curie n'ont, quant à eux, aucunement souhaitée. Pis encore, jamais ils ne sont réellement parvenus à gérer cette gloire nouvelle, ni même l'une de ses conséquences directes : l'engouement du public pour ces rayonnements nouveaux.

Des lettres leur parvenaient du monde entier, auxquelles l'un et l'autre prenaient soin de répondre. Ce qui, bien malgré eux, empiétait considérablement sur leur temps de travail. A leur grand regret, ils n'étaient plus en mesure de pleinement vivre leur passion en effet, cette passion pour la science qui donnait un sens à leur existence. Une passion qui les aida à surmonter les difficultés matérielles qui, toute leur vie durant, se présentèrent à eux. Une passion qui, progressivement, les dévora également : le radium, cet élément qu'ils avaient découvert, cet enfant qu'ils avaient adopté et dont l'étude emplissait chacune de leurs journées, émettait des rayonnements nuisibles à leur santé déjà précaire, en effet.





Pierre et Marie avaient installé, dans leur laboratoire de fortune, un quartz piézoélectrique, cette invention de Pierre permettant de quantifier le phénomène de radioactivité.

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