Pierre et Marie Curie :
un couple de légende



Ce qui fit la légende ... (1/2)

Ainsi, jamais ou presque Marie ne vit dans sa condition de femme un réel obstacle à son "rêve scientifique". Sa terre d'enfance, la Pologne, sous le joug alors des Russes, des Allemands et des Austro-Hongrois, refusait l'accès des femmes à l'université. Quelle importance ! Il lui suffirait de pourvoir, plusieurs années durant, à l'éducation d'enfants de familles bourgeoises, afin d'économiser quelque argent. Puis elle prendrait le train pour la France, elle continuerait ses études à Paris, dans cette prestigieuse université qu'est la Sorbonne - une université dont la seule évocation du nom faisait naître tant d'espoirs en elle.

L'existence austère qu'elle y mènera, des années durant, ne suffira pas même à atténuer sa soif de connaissances, sa soif de compréhension des phénomènes naturels. Parce qu'une passion ne se maîtrise pas ! C'est elle au contraire qui vous assujettit, qui guide votre esprit, qui guide votre vie.

Marie, à cette époque à laquelle
elle était étudiante à Paris.


De cette passion, l'esprit de Pierre était tout autant animé. Lorsqu'en 1894, il fit la connaissance de Marie, ses travaux sur la piézoélectricité, sur la symétrie des cristaux, sur le magnétisme, ... avaient déjà fait de lui un homme respecté, un scientifique reconnu par ses pairs. Des travaux toujours effectués sans crédit ou si peu, dans aucun laboratoire véritablement digne de cette appellation, qui plus est. Bref, dans des conditions matérielles déplorables, quasi-inimaginables aujourd'hui.

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