Science, croyances et éthique


Science et Croyances dans l'Antiquité grecque (2/5)

De retour dans sa ville natale de Milet en Ionie, sur les bords de la Mer Egée, Thalès créa la première école de pensée rationaliste grecque. Donner de la nature environnante, de l'univers observable, "une explication rationnelle ne faisant intervenir que des causes et effets naturels, sans immixtion aucune de ces puissances extérieures" que sont les multiples dieux du panthéon local (Extrait de L'atome dans la pensée humaine de Bernard Pullman), telle était l'ambition de ce premier Philosophe de la Nature en effet. Et telle sera l'ambition de ses nombreux successeurs, au premier rang desquels Anaximandre (vers 611-547 avant notre ère), Pythagore (vers 570-490 avant notre ère), Socrate (vers 470-399 avant notre ère), Platon (vers 428-347 avant notre ère), Aristote (vers 384-322 avant notre ère), ...


Socrate (470-399), Platon (428-347) et Aristote (384-322).
Aristote fut l'élève de Platon, dont le maître de pensée avait été Socrate


Certes, les uns et les autres formuleront des interprétations, construiront des schémas intellectuels, sur la base de l'observation des phénomènes naturels. Parviendront-ils pour autant à totalement s'affranchir de la tutelle divine ? Pas tout à fait : l'idée d'un Dieu suprême, architecte de l'univers, persistera dans l'esprit de nombre d'entre eux en réalité. En témoignent les explications qu'ils donneront de la structuration progressive de notre univers de matière et leur formulation des lois qui régissent le mouvement de chacun des astres le peuplant.

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