| A mesure que les observations s'accumulaient, notre connaissance de l'univers, des lois régissant sa structuration et son évolution, s'affinait... au détriment du divin qui, peu à peu, perdait du terrain. Aux mieux, il se trouvait relégué au rang d'architecte suprême ; au pire, son existence était tout simplement ignorée. Car les lois de la mécanique suffisaient désormais à rendre compte de tout phénomène naturel, qu'il s'agisse du mouvement, de la diversité, ou bien encore de la multiplicité des corps observés. De sorte que la notion de hasard se substituait progressivement à celle de Providence.
Pour l'Eglise, c'en était trop ! Il fallait à tout prix mettre un terme à cette hérésie, stopper ces savants hérétiques dans leur progression intellectuelle. Si les méthodes employées - censure des oeuvres publiées, procès, ... - furent à la hauteur de sa réputation, les sanctions - condamnation à la prison à vie, voire au bûcher - ne firent que confirmer son intransigeance à l'égard des nouvelles idées professées. C'est ainsi que Galilée fut condamné, le 22 juin 1633, à la prison à vie - peine que le pape Urbain VIII commuera en assignation à demeurer en résidence surveillée jusqu'à la fin de ses jours.
Giordano Bruno (1548-1600), ce philosophe italien d'inspiration dominicaine qui prônait l'infinité des mondes habités et donna une dimension spirituelle aux atomes, n'eut malheureusement pas cette "chance" : le tribunal de l'Inquisition le condamna à périr dans les flammes d'un bûcher le 17 février 1600, sur le Campo Dei Fiori à Rome. Sans doute l'introduction de la religion dans la science constituait-il alors un délit plus grave encore que l'introduction de la science dans la religion ?
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