L'indéterminisme scientifique est né dans la première moitié du XXème siècle, lorsque les chercheurs en physique quantique (Niels Bohr, Wolfgang Pauli, ...) ont compris qu'il serait impossible, en raison de la petitesse de leur dimension, de simultanément déterminer la position et l'impulsion des électrons en orbite autour du noyau de l'atome (principe d'incertitude d'Heisenberg). Certains, tels Albert Einstein et Erwin Schrödinger, y virent l'imperfection des modèles quantiques de l'époque, c'est-à-dire leur incapacité provisoire à traduire, dans un langage approprié, les caractéristiques de l'univers subatomique. En réalité, l'appareillage instrumental exerce une influence non négligeable sur l'état d'un système microscopique et son évolution future. En agissant directement sur l'objet de son observation, l'observateur fausse quelque peu l'information obtenue. Il lui confère un caractère statistique.
Plus généralement, l'étude d'un phénomène physique, d'une espèce, d'un peuple, d'une civilisation, d'une minorité, repose sur l'analyse des données recueillies (ondes, minéraux, sédiments, ossements, vestiges d'habitations, bas-reliefs, manuscrits, ...). Cet échantillon, aussi complet soit-il, ne reflètera jamais toutefois l'objet de l'étude dans sa totalité. Prenons l'exemple de l'évolution de l'Homme : l'analyse des sédiments enfouis dans le sol africain a permis d'isoler plusieurs stades évolutifs (australopithèque, homo habilis, homo erectus, homo sapiens, ...) et de nombreux sous-stades. Ces informations ont conduit à l'établissement d'un arbre anthropologique dont de nouvelles branches apparaîtront, à mesure que les découvertes s'enchaîneront. La sédimentation demeure un processus exceptionnel toutefois, requerrant des conditions géologiques et climatiques particulières. L'absence de sédiments en un lieu donné du continent ne signifie donc pas l'absence de branche. Pour cette raison, notre échantillon sédimentaire demeurera à jamais parcellaire et l'évolution de l'Homme ne sera toujours que partiellement connue. L'approche statistique, qui repose sur l'étude du nombre et de la nature des sédiments en fonction de leur localisation géographique, permet toutefois d'isoler de grandes tendances évolutives, depuis australopithèque jusqu'à homo sapiens sapiens. Elle constitue donc une avancée scientifique majeure.
De cette approche probabiliste, chacune des réalisations Culture Diff' se fait l'écho : qu'il s'agisse des dossiers relatifs à l'histoire des sciences et de nos plus illustres scientifiques ou bien encore des dossiers relatifs à l'astro-égyptologie, dont le contenu résulte principalement de l'utilisation de logiciels d'astronomie conçus au Laboratoire d'Astrophysique de Toulouse-Tarbes, unité mixte de recherche de l'Université Paul Sabatier de Toulouse et du CNRS, au cours de la préparation de ma thèse doctorat. La probabilité attachée à chacun des résultats obtenus, à chacune des hypothèses formulées, augmentera ou diminuera au gré des développements et des découvertes scientifiques à venir. Parce que notre connaissance de l'Homme et de la Nature Environnante ne cesse de progresser, le contenu des dossiers et l'interface d'utilisation des logiciels Culture Diff' sont régulièrement mis à jour - raison pour laquelle leur consultation et leur utilisation se font uniquement depuis ce serveur Web. |