Application de l'approche probabiliste aux pyramides de l'Ancien Empire (2/4)
Le même raisonnement, appliqué aux pyramides de Khéops et Sahourê, permet de dresser la liste des étoiles candidates à l'ensemble des édifices constituant notre échantillon (11). Au vu de cette liste, il apparaît que l'observation répétée, sur plusieurs centaines d'années, de l'azimut de lever ou de coucher d'une seule et même étoile dans le ciel nocturne ou crépusculaire, aurait fort bien pu conduire aux écarts à l'orientation cardinale relevés sur les pyramides de Houni, Snéfrou, Khéops, Khéphren, Mykérinos et Neferirkarê. Dix étoiles sont plus particulièrement candidates : alpha Canis Minoris (coucher héliaque), gamma Corvi (lever héliaque), eta Tauri (coucher), delta Corvi (coucher héliaque), zeta Tauri (coucher héliaque), nu Ophiuchi (lever), alpha Trianguli (coucher héliaque), delta Crateris (lever héliaque), 41 Arietis (coucher héliaque) et lambda Pegasi (coucher héliaque).

Liste d'étoiles dont l'observation de la position de lever ou de coucher rend compte de l'orientation astronomique de onze pyramides de l'Ancien Empire.
Les résultats portés dans le tableau ci-dessus suggèrent que les étoiles alpha Canis Minoris et gamma Corvi sont non seulement candidates à l'orientation des pyramides de Houni, Snéfrou, Khéops, Khéphren, Mykérinos et Neferirkarê, mais également candidates à l'orientation des pyramides de Djoser, Djedefrê, Sahourê et Ounas. Les variations temporelles de leurs azimuts d'apparition et de disparition dans le ciel nocturne et crépusculaire rendent compte en effet des écarts à l'orientation cardinale relevés sur chacune des onze pyramides de notre échantillon. L'étoile alpha Canis Minoris étant sept fois plus brillante que gamma Corvi, elle doit naturellement être privilégiée.
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