Le voyage littéraire en Egypte (2/2)
Faisant fi de tous les obstacles, une expédition constituée d'une quinzaine d'érudits français et toscans s'embarqua, le 31 juillet 1828, à bord de l'Eglée. Destination : Terre... pardon, le Paradis sur Terre ! Car cette Egypte dont ils avaient si souvent rêvé de fouler le sol de leurs propres pieds, à l'image des savants accompagnant Bonaparte, tint toutes ses promesses en effet, remplissant leur esprit et leur coeur d'une joie immense. Certes, les villes du delta (Alexandrie, Saïs, Memphis, ...) ne reflétaient guère plus la splendeur passée. Aussi ne suscitèrent-elles guère d'enthousiasme particulier. Mais que dire des nécropoles de Dendérah, Abydos et Thèbes, qui renfermaient encore de précieux vestiges auxquels les savants se devaient de consacrer une étude approfondie ? Et des monuments de Karnak, dont la vue inspira à Jean-François ces désormais célèbres mots : "Là m'apparut toute la magnificence pharaonique, tout ce que les hommes ont imaginé et exécuté de plus grand. Tout ce que j'avais vu à Thèbes, tout ce que j'avais admiré avec enthousiasme sur la rive gauche, me parut misérable en comparaison des conceptions gigantesques dont j'étais entouré." Tout est dit... et tout - ou presque - sera répété à Abou Simbel, en ce lieu magique où fut implanté un "double temple-montagne", celui de Néfertari consacré à la déesse Hathor et celui de Ramsès II consacré au Pharaon lui-même.

A Karnak comme à Abou Simbel, tout parut démesuré à Jean-François : statues, obélisques, ...
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