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Où l'atome révèle sa structure interne ... (8/9)
Si, dans les années vingt, il ne faisait guère plus de doute que l'atome d'hydrogène, dans son état fondamental, voyait son seul électron occuper l'état d'énergie la plus basse, qu'en était-il des atomes constitués de plusieurs électrons ? Comment ces corpuscules se distribuaient-ils sur les différents états d'énergie permis ? Chaque état d'énergie pouvait-il accueillir un nombre limité d'électrons ? Si oui, ce nombre dépendait-il de l'état d'énergie considéré ? A toutes ces questions, Wilhelm Kossel (1888-1956) et Niels Bohr apportèrent un début de réponse. Le premier suggéra en effet que la stabilité des gaz rares que sont l'hélium (Z = 2), le néon (Z = 10) ou bien encore l'argon (Z = 18), pouvait résulter de la saturation de leurs orbites électroniques. Ce qui laissait supposer que la première couche électronique ne pouvait contenir que deux électrons ; la seconde huit électrons, la troisième huit électrons, ... S'ensuivit la formulation, en 1920, par Niels Bohr, de son principe de construction proposant de déterminer la configuration électronique des atomes par un remplissage progressif des niveaux d'énergie disponibles, dans l'ordre de leurs énergies croissantes, jusqu'à épuisement des électrons disponibles. Les nombres quantiques des électrons déjà présents dans un atome ne sont en aucun cas perturbés par l'adjonction d'un électron supplémentaire, postula-t-il par ailleurs en 1923. Seul le principe d'exclusion de Wolfgang Pauli (1900-1958) fournira toutefois un critère suffisant de saturation des couches électroniques. |