De l'atome au noyau


Où l'atome révèle sa structure interne ... (5/9)

L'on doit par ailleurs à Johann Jakob Balmer (1825-1898) d'avoir le premier rendu compte, au moyen d'une loi empirique (1885), de la nature discontinue du spectre visible de l'atome d'hydrogène. Il est ainsi apparu que les fréquences d'une série de raies émises dans la partie visible du spectre de l'hydrogène se trouvaient parmi celles déduites de la relation empirique suivante :


où R désigne la constante de Rydberg et m et n sont des nombres entiers tels que n > m.

Johann Balmer (1825-1898)


Une première série de raies fut ainsi obtenue pour m = 1 et n = 2, 3, 4, ... (série de Lyman dans la partie ultraviolette du spectre) ; une seconde série de raies pour m = 2 et n = 3, 4, 5, ...(série de Balmer dans la partie visible du spectre). Cette formule, étendue par la suite à d'autres séries de raies (série de Paschen, série de Brackett et série de Pfund) et à d'autres atomes, conduisit à la formulation du principe de combinaison ou principe de Ritz stipulant que "pour chaque sorte d'atome, il est possible de trouver une suite de nombres, appelés termes spectraux, telle que la fréquence de toute raie soit égale à la différence de deux de ces termes".


Série de Balmer de l'atome d'hydrogène

Page précédente

Page suivante