La Grèce antique, berceau de l'atomisme moderne


La pluralité des substances primordiales (2/2)

La plupart de ces Philosophes de la Nature restèrent donc fidèles à l'idée d'un Maître d'Oeuvre, grand ordonnateur d'un monde qui se serait formé à partir d'une (Ecole Milésienne), de deux (Ecole Eléate), de trois (Ion de Chio), de quatre (Empédocle d'Agrigente), voire d'une infinité (Anaxagore de Clazomènes) de substances primordiales.


Coexistence des différentes écoles de pensées grecques.


Seule la théorie des quatre substances primordiales formulée pour la première fois par Empédocle survivra toutefois, quelques vingt siècles durant, jusqu'à l'avènement des théories chimiques modernes - les travaux de Joseph Priestley (1733-1804), Antoine-Laurent Lavoisier (1743-1794) et Henri Cavendish (1731-1810) démontreront alors la nature composée, donc non élémentale, de l'eau et de l'air. La théorie d'Empédocle fournira toutefois l'une des hypothèses de départ de ces théories modernes : l'hypothèse selon laquelle les éléments chimiques se combinent entre eux suivant des proportions bien définies.

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