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Où la discontinuité chimique apparaît ... (5/5)
Hostiles aux fondements grecs de la théorie atomique, ces philosophes ne le furent pas moins à l'égard de ses développements récents et de leurs auteurs ; à l'égard de John Dalton, Jöns Jacob Berzelius, et André-Marie Ampère (1775-1836), notamment. Ce dernier cristallisait nombre de critiques en effet, comme en témoigne cet extrait de l'ouvrage d'Arthur Schopenhauer intitulé Le Monde comme volonté et représentation : "Ce qui devient une absurdité révoltante, ce sont les théories françaises qui veulent former la lumière par le moyen de molécules et d'atomes. On peut en voir l'expression criante comme du reste de toute la théorie atomistique dans une dissertation sur la lumière et la chaleur publiée par Ampère, cet homme d'ailleurs si pénétrant, dans la livraison des Annales de chimie et physique de 1835. Tous les corps solides, liquides et gazeux sont, dit-il, formés des mèmes atomes, et l'agrégation de ces atomes suffit à en déterminer les différences ; car, la division une fois poussée jusqu'aux atomes, toute division ultérieure devrait tomber dans des intervalles d'atomes. La lumière et la chaleur sont alors des vibrations d'atomes, et le son une vibration de molécules composées d'atomes.". Et, un peu plus loin d'ajouter : "La chose en soi (le principe de toute chose) est pour les Français la matière, dont les qualités foncières, impénétrabilité, forme, dureté, doivent fournir l'explication dernière de toutes les choses en ce monde (...) et leur supposition tacite est que la matière ne peut ètre mue que par des forces mécaniques." |