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L'atomisme syncrétique de Boscovitch
Cette idée d'un univers constitué d'une multitude de particules élémentaires considérées comme autant de points d'énergie spirituelle dénués de toute extension, inétendus pourrait-on dire, sera ultérieurement reprise par un certain Roger Joseph Boscovitch (1711-1787). Cet élève de Newton, soucieux de rapprocher les deux visions antagonistes de l'époque, celles de son maître et de Leibniz en l'occurrence, envisagea par ailleurs que chacun de ces corpuscules de matière était soumis aux deux lois de l'attraction et de la répulsion. Ainsi, la force attractive, responsable de la cohésion de toute substance matérielle, l'emportait-elle lorsque la distance séparant chacun des atomes de cette substance était relativement grande. A l'inverse, la force répulsive, garante de l'impénétrabilité de chaque corpuscule, se devait d'ètre d'autant plus grande que la distance séparant les corpuscules en question était faible. La surface extérieure de chaque atome constituait, enfin, la zone d'équilibre entre ces deux forces. Il en résulte que les atomes d'une mème substance ne sont pas contigus les uns aux autres, que la matière, à l'échelle microscopique, est discontinue donc. |