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Giordano Bruno, l'atomiste hérétique
Conscient des implications religieuses de sa théorie, Galilée eut l'intelligence toutefois de renoncer à son universalité, en d'autres termes, de renoncer à l'appliquer aux mystères de l'Eglise, à celui de l'eucharistie en particulier. Aussi cette "charge" ne sera-t-elle pas ou très peu retenue contre lui - lors de son procès tout au moins, car les jésuites lui en tiendront toujours rigueur -, et les dix cardinaux constituant le Tribunal du Saint Office prononceront-ils à son encontre une peine relativement clémente pour l'époque : la prison à vie ! Une peine que le pape Urbain VIII commuera bien vite toutefois en assignation à demeurer en résidence surveillée.
D'autres penseurs de cette époque, Giordano Bruno (1548-1600) notamment, n'eurent malheureusement pas cette "chance" de voir leur peine commuée en prison à perpétuité ou assignation à demeurer en résidence surveillée. A ce philosophe italien d'inspiration dominicaine, l'Eglise reprochait principalement d'avoir édifié une théorie atomique "spritualiste", d'avoir conféré à chaque atome de l'univers une âme, une certaine dose de spiritualité en quelque sorte. Blasphème que d'introduire Dieu dans la théorie atomique ! Blasphème que de donner une autre interprétation religieuse de la création du monde et de sa structuration progressive ! Blasphème que de professer l'existence d'un univers éternel et infini, fait d'une multitude de mondes semblables au nôtre, habités qui plus est d'une infinité de formes de vie ! Blasphème que d'envisager la constante recréation de l'Univers ! |