| Introduction | (In)déterminisme scientifique | HistoSciences | AstroEgypto | Galerie de l'évolution | ActuSciences |
 |
| Introduction | Les génies d'hier et d'aujourd'hui : moteurs ou produits de la société ? | Les langages successifs de la science : de précieux témoins de l'évolution humaine | La démarche scientifique : naissance, évolution et transmission | Jean-François Champollion : le père de l'égyptologie française | Science, croyances et éthique | Astronomie antique et moderne : d'observations en modélisations toujours plus poussées | Galileo Galilei : savant chrétien ou hérétique ? | Histoire de l'atome : l'atome fut tour à tour ... un concept, une hérésie, une réalité | Pierre et Marie Curie : un couple de légende | Histoire de la radioactivité : la radioactivité naturelle : un pas vers le nucléaire | Environnement : climats et sociétés | 2007 - 2008 : Année Polaire Internationale |
 |
| Introduction | Accès au contenu | Sommaire | Chronologie | Contexte historique | Recherche par thème | Recherche par mots-clés |
 |
|
|
La Grèce antique, berceau de l'atomisme moderne
|
|
L'antiatomisme aristotélicien (1/2)
|
| L'atomisme géométrique de Platon diffère amplement cependant de l'atomisme mécanique de Leucippe et Démocrite. Cette notion d'esthétisme, si chère à Platon, est absente en effet de la théorie atomique formulée par Démocrite. De mème, cette idée de Dieu, architecte de l'Univers, cause de tout ce qui existe, en l'absence duquel rien n'existerait, donc. Aristote (384-322 avant notre ère) également rechercha la cause première et le but final de tout ce qui existe. Pour celà, il adopta une démarche quasi-scientifique, basée sur l'observation de faits réels, perçus par nos sens, que la raison exploite afin d'en donner la meilleure explication. Ce que percoivent nos sens, ce sont l'odeur, la couleur, l'aspect, la forme géométrique, ... de chaque objet, soit ses qualités intrinsèques. Ces mèmes qualités qui, alliées à la matière dont il est constitué, attestent de son existence. Sur la base de cette intime liaison entre matière et qualité, ou matière et forme - l'un et l'autre principes ne pouvant exister séparément -, Aristote bâtit toute une physique, une physique du mouvement, une physique du changement, qui demeurera incontestée, des millénaires durant. |  Aristote (384-322 avant notre ère) |
| A ses yeux, la cause finale, soit le but de toute chose, serait à l'origine de la cause initiale, soit de cet agent moteur de changement. Ainsi, la constitution d'un monde tendant vers la perfection serait-elle à l'origine de la structuration progressive de la matière. Une matière, dont les caractéristiques présentes seraient le fruit de la combinaison des quatre qualités primordiales que sont le chaud et le froid, d'une part, le sec et l'humide, d'autre part. De mème les quatre substances primordiales d'Empédocle dériveraient-elles de l'action combinée de ces qualités sur le substrat originel. Ainsi, la combinaison du chaud et du sec produirait-elle le feu ; l'association du chaud et de l'humide, l'air ; celle du froid et du sec, la terre ; enfin, celle du froid et de l'humide, l'eau.
Ces qualités étant interchangeables, la matière est sujette à de multiples transformations. Ces transformations fournissent en partie l'explication de la multiplicité des corps observés. En partie seulement, car la diversité constatée ne résulte pas seulement d'une association de qualités : elle résulte également, et principalement, de la combinaison et de la séparation des éléments. De cette nette distinction entre l'agglomération (le mélange mécanique) et l'imbrication (la combinaison chimique) de ces éléments, il semble bien qu'Aristote ait été conscient. Toutefois, il lui était totalement impossible de rendre compte de ces échanges intimes, électroniques, au sein de la matière - il faudra pour celà attendre le XXème siècle, et l'avènement de la théorie quantique. Les atomistes, quant à eux, n'envisagèrent pas mème l'existence de telles combinaisons chimiques... et pour cause ! Leur postulat de base, à savoir, l'idée selon laquelle les constituants ultimes de la matière étaient insécables, indivisibles, et impénétrables, le leur interdisait.
|

| 
|
|
|
|