Au troisième millénaire déjà, Mésopotamiens et Mayas savaient prédire l'occurrence des éclipses de Soleil et de Lune et connaissaient leur périodicité : ils avaient fixé la durée de ce cycle des éclipses qu'est le cycle de Saros à 18 ans et 11,3 jours. Si, au terme de ce cycle, les mèmes éclipses se reproduisent aux mèmes dates du calendrier, celles-ci ne surviennent pas toujours en réalité : l'éclipse de soleil ne se produit pas toujours au mème endroit du globe en effet.
La prédiction théorique des éclipses, qui suppose connu le mouvement de l'orbite lunaire, fit son apparition en Chine, au tout début de l'ère chrétienne : elle était basée alors sur la méthode dite des neuf routes de la Lune. Avec neuf routes différentes pour la Lune, effectivement dessinées sur la sphère céleste, les Chinois, qui connaissaient la durée du cycle de Saros, changeaient la trajectoire lunaire tous les deux ans ; l'observation de la vraie trajectoire faisait connaître celle des neuf routes à choisir ; sur cette route ne restait plus désormais qu'à prévoir l'arrivée des éclipses. La toute première explication des éclipses lunaires remonte, quant à elle, au milieu du Vème siècle avant notre ère : un Grec du nom d'Anaxagore de Clazomènes (vers 500-428 avant notre ère) argua alors qu'elles étaient générées par l'ombre de notre planète lorsque celle-ci passe entre le Soleil et la Lune... la Terre, la Lune et les planètes de notre système étant considérées alors telles de "grosses pierres" en mouvement dans l'espace.
|