Mécanique céleste


Introduction de corrections optiques (3/3)

Aberrations diurnes et annuelles

L'aberration est un phénomène optique découvert par l'astronome James Bradley au tout début du XVIIIème siècle. Elle résulte de la vitesse finie de la lumière, soit 300 000 km/sec environ, et souligne que toute information lumineuse reçue à l'instant t d'un astre situé à une distance d de la Terre fut en réalité émise à l'instant (t-d/300 000), alors que cet astre occupait une position différente sur la voûte céleste - différence d'autant plus importante que l'objet visé, une étoile par exemple, est éloigné de la Terre.

Alors, au long trajet parcouru par cette onde de lumière s'ajoute le déplacement du système solaire dans l'espace, la rotation de la Terre sur elle-mème (maximale à l'équateur) et sa révolution autour du Soleil (30 km/sec). Le mouvement effectué par l'ensemble des corps du système solaire en direction de son apex, l'étoile Véga de la constellation de la Lyre, n'étant pas précisément connu, son effet sur la mesure de la direction de l'objet visé demeure relativement incertain. Les conséquences de la double rotation de notre planète sur la détermination de cette mème direction sont quant à elles parfaitement quantifiables : la rotation de la Terre sur elle-mème induit une aberration diurne qui, bien que maximale à l'équateur - un tiers de seconde d'arc environ -, s'avère totalement imperceptible à l'oeil nu. Une aberration annuelle quelque peu supérieure résulte, quant à elle, du mouvement de translation quotidiennement effectué par la Terre autour du Soleil. L'étoile observée semblant chaque année, aux yeux d'un observateur terrestre, parcourir une trajectoire elliptique parallèle au plan de l'écliptique, une erreur toujours inférieure à la demi-minute d'arc - soit la longueur du demi grand axe de l'ellipse - est commise sur la détermination de sa direction réelle.


Aux yeux d'un observateur terrestre, l'astre observé semble, au cours de l'année, se déplacer le long d'une trajectoire elliptique.
Ce mouvement apparent résulte en réalité de la révolution de notre planète autour du Soleil.



A la surface d'un horizon artificiel ...

Si la plupart des logiciels d'astronomie tiennent compte, lors du calcul des coordonnées horizontales locales d'un astre, des effets de la réfraction atmosphérique et des problèmes d'aberrations diurne et annuelle, ils négligent cependant l'existence du phénomène d'extinction atmosphérique. Ce qui n'est pas le cas des logiciels Culture Diff' ...

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