Mécanique céleste


Introduction de corrections optiques (2/3)

L'extinction atmosphérique

Si le passage d'une strate atmosphérique à la suivante s'accompagne effectivement de la déviation d'un rayon lumineux de sa trajectoire initiale, la traversée de chaque strate ne s'effectue pas non plus sans apporter quelques modifications à cette vibration, des modifications d'ordre énergétique principalement. Ainsi l'interaction de chacune des particules de lumière nommées photons, avec une ou plusieurs molécules atmosphériques, se traduit-elle par la diffusion de ces photons dans des directions différentes de leur direction incidente, et le transfert d'une partie de leur énergie initiale à chacune des particules de matière rencontrée. De l'épaisseur et de l'opacité de chaque couche atmosphérique, soit de la densité de chaque strate traversée par cette onde de lumière, dépend donc la perte énergétique enregistrée par chacun de ces photons et, par voie de conséquence, la visibilité de l'objet émetteur. Les astres situés à grande proximité de l'horizon terrestre sont particulièrement sensibles à ce phénomène d'extinction atmosphérique : véritable rougissement stellaire, que l'augmentation de leur magnitude apparente d'un facteur E(h) très élevé - puisque de l'ordre de cinq magnitudes pour un objet situé à une hauteur h proche du degré - accompagne.

La condition de visibilité, à l'oeil nu, de toute structure gravitationnelle s'écrivant : m(h) = mvraie - E(h) < 6, aucune étoile, aussi brillante soit-elle, n'est par conséquent observable au moment précis de son lever ou de son coucher sur le cercle de l'horizon - à l'exception du Soleil, bien évidemment. Seules peuvent en réalité ètre relevées les valeurs de ses azimuts d'apparition et de disparition dans le ciel, aux instants précis auxquels m(h) = 6.





Parce qu'une partie de l'énergie lumineuse en provenance des astres lointains est absorbée par notre atmosphère, un astre de magnitude m n'effectue pas son lever sur le cercle de l'horizon, mais à la surface d'un horizon artificiel situé au-dessus de l'horizon terrestre. Sa trajectoire stellaire apparaît ainsi plus courte.

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