Cette précession des équinoxes entraîne, si l'on ne tient compte que des effets de la Lune et du Soleil, une rétrogradation de 50,37'' par an du point vernal. Sous l'effet de cette précession luni-solaire, le point vernal change de constellation zodiacale tous les 2140 ans environ. Ainsi, au temps de la Grèce antique, le point vernal ou point occupé par le Soleil à l'équinoxe de printemps, se situait-il à la limite entre le Bélier et les Poissons. Il se trouve, à l'heure actuelle, entre les Poissons et le Verseau. Notons enfin que les planètes aussi agissent sur la Terre. A cette action planétaire correspond un déplacement supplémentaire du point vernal de 0,12'' par an. Cette précession planétaire s'exerce toutefois en sens inverse à la précession luni-solaire, de sorte que la précession générale est de 50,256'' par an. Le cône de précession est ainsi décrit en 25760 ans.
Ce mouvement de précession de l'axe du monde a pour conséquence directe le déplacement des pôles célestes nord et sud sur la voûte céleste. Un déplacement qui se traduit par le mouvement apparent des astres et donc, la lente modification de leurs coordonnées équatoriales célestes. Ainsi notre étoile Polaire, qui se situe actuellement à près de 0,8 degrés du pôle nord céleste, s'en rapprochera-t-elle lentement jusqu'en 2102, pour finalement s'en écarter. En l'an 802 de notre ère, l'une des étoiles de la constellation de la Girafe était utilisée par les Vikings comme étoile polaire. 4000 ans auparavant, c'était l'une des étoiles de la constellation du Dragon, Thuban, qui faisait office d'étoile Polaire. Dans 12000 ans, ce sera au tour de l'étoile Véga de la Lyre.

La rotation effectuée par le pôle Nord céleste autour du pôle écliptique a pour conséquence directe le changement d'étoile polaire au cours des âges.
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