Mécanique céleste


Les occultations d'étoiles

Une éclipse de Soleil n'est rien d'autre que l'occultation du Soleil par la Lune. Plus généralement, l'occultation d'un astre se produit lorsque cet astre, vu depuis la Terre, passe derrière un autre astre. L'occultation d'étoiles par la Lune est assez fréquente. Parce que notre satellite est dépourvu de toute atmosphère, une telle occultation commence instantanément et finit de mème ; l'on parle alors d'immersion et d'émersion. Parce que la distance séparant notre Terre de la Lune est faible, de tels phénomènes ne se produisent pas aux mèmes instants, selon qu'on l'observe en un lieu de telle ou telle longitude. Ainsi, une distance de quelques kilomètres entre deux observateurs peut-il induire un écart de quelques secondes au moins. Les occultations d'étoiles par les planètes sont, quant à elles, difficilement observables. Relativement fréquentes, les occultations par Vénus se produisent malheureusement en plein jour ou au crépuscule. Notons enfin que quelques planètes, parmi lesquelles Jupiter et Saturne, peuvent occulter leurs satellites.



La précession des équinoxes (1/2)

Le phénomène de précession a pour origine l'action combinée du Soleil et de la Lune sur le renflement du globe terrestre à l'équateur. Le principe de la gravitation universelle en fournit donc une explication toute logique : le Soleil exerce naturellement, en tout point situé à la surface de notre planète, une force gravitationnelle dont l'intensité est proportionnelle à l'inverse du carré de la distance le séparant de chacun de ces points. Les effets de cette force sont, en conséquence, plus importants en des lieux ensoleillés qu'en des points situés dans la zone d'ombre de la Terre. A cette sensible différence, il convient d'ajouter la contribution apportée par la forme ellipsoïdale de notre planète : la Terre étant aplatie aux pôles et renflée à l'équateur - le diamètre équatorial dépasse le diamètre polaire de 43 km -, l'attraction solaire se traduit principalement par un couple de forces dont l'effet est de faire tourner le bourrelet équatorial et de le ramener dans le plan de l'écliptique. Aussi l'axe de rotation terrestre effectue-t-il un mouvement conique très lent, de demi-angle au sommet égal à e, autour d'une position moyenne correspondant à une direction normale au plan de l'écliptique. Ce phénomène semble analogue à celui que l'on peut observer dans le mouvement d'une toupie : si la verticale du centre de gravité de la toupie ne passe pas exactement par le point autour duquel elle tourne, l'axe de rotation se trouve animé d'un mouvement conique plus ou moins régulier.





Lente rotation de l'axe du monde ON autour d'une position moyenne correspondant à la normale au plan de l'écliptique. Ce dernier présentant une forte inclinaison par rapport à l'équateur céleste, l'axe du monde décrit un cône de demi-angle au sommet e, dont la valeur moyenne est actuellement de 23°27'.

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